Précarité de la francophonie LGBTQI

Précarité des financements MSG et francophonie

En 2016, le Global Philanthropy Project (GPP) publiait son premier rapport sur les financements MSG entre 2013 et 2014. Cette année, GPP publie une nouvelle édition portant sur la période 2015-2016. L’occasion de faire le point sur l’allocation des fonds au sein de la Francophonie.

Les rapports de GPP apportent depuis 2016 un net éclaircissement sur l’engagement financier de toutes les parties prenantes aux combats des minorités sexuelles et de genre. L’analyse porte sur presque 13 000 enveloppes budgétaires dans le dernier rapport et ne traite que des fonds pour les MSG, hors financements de la lutte VIH/SIDA. Ce travail nous offre alors un regard spécifique sur les points forts et faibles des financements MSG selon les régions, les stratégies adoptées (programme, capacity building, opérationnel), les projets financés (droits de l’Humanité, éducation, santé, etc.) et les groupes sociaux soutenus.

En concentrant notre regard sur les données de l’espace francophone, nous pouvons évaluer l’ampleur du sous investissement des MSG dans cette aire et du non engagement public et privé. L’intérêt de cet article sera donc double. D’une part de rappeler que les enjeux MSG ne font pas l’objet d’une priorité, de manière générale et malgré les besoins. En second, l’investissement dans la francophonie demeure précaire, depuis toujours en réalité et nonobstant la foison des discours politiques qui portent à croire que les pouvoirs publics nous soutiennent.

J’aimerais aussi préciser que dans cet article, je ne propose pas de comparaison avec le Commonwealth ou tout autre espace. Je ne le fais pas non plus avec d’autres luttes. Réaliser cette opération reviendrait à hiérarchiser un combat ou un espace par rapport à d’autres. Chac* doit pouvoir exprimer ses besoins et la nécessité de les satisfaire. L’objectif final est la liberté de tou*. Enfin, l’article implique d’emblée que les besoins financiers de la société civile ne sont pas satisfaits. Je ne pense pas devoir me justifier sur ce point.

Après quelques explications sur la méthodologie que j’utilise, je rappellerai les grandes lignes des GRR. Je développerai notamment un point sur les sources d’investissement et un autre sur les causes sexuelles et de genre sous-minorées. Ce cadre global nous conduira à un examen plus approfondi des financements MSG alloués à la francophonie et une esquisse des causes macro-structurelles. Je souligne pour préciser que ça ne sera pas exhaustif et que ça soulève plus des hypothèses que des faits scientifiques.

Plan

  1. Méthodologie
    1. Littérature utilisée
    2. Composition des GRR
    3. Modèles construits
    4. Terminologie utilisée
  2. Des enjeux de minorités minorés
    1. Les sources de financements MSG
    2. Des financements MSG non spécifiques
  3. La précarité MSG francophones
    1. L’évolution des financements MSG dans la francophonie
    2. Esquisse macro-structurelle de la précarité
  4. Conclusion

Méthodologie

La littérature utilisée

Pour cet article j’ai utilisé les deux rapports « Global Resources Report » (GRR) de 2013-2014 et 2015-2016 réalisés par le Global Philanthropy Project (GPP) et Funders for LGBTIQ Issues. Par simplicité je parlerai de “rapports GPP”. Ces travaux donnent un aperçu des fonds privés et publiques – un peu plus de 9 632 enveloppes étudiées pour le premier rapport et 12 964 pour le second – alloués à des projets portant sur les minorités sexuelles et de genre.

J’utilise également d’autres ressources telles que des articles de journaux et de périodiques, des travaux personnels, des rapports de diverses organisations. Je renvoie à chaque fois le lecteur aux liens hypertextes.

La composition des GRR

L’étude des rapports de GRR est relativement complexe. D’une part, les résultats présentés reposent sur de multiples combinaisons d’exceptions. Je reviendrai dessus à chaque fois pour être le plus claire possible.

Les deux GRR échantillonnent les financements MSG par région, pays, minorité, stratégie et projets (droits de l’Humanité, santé, travail, etc.). Ils évaluent également les taux de financement selon l’orientation sexuelle des personnes, l’identité et l’expression de genre et les caractéristiques sexuelles. De ces travaux, je n’exploite que les données globales et par pays. Contrairement aux rapports GPP, je reprends les délimitations continentales classiques.

Les données employées

Pour évaluer les financements MSG dans l’espace francophone, j’ai négligé les fonds à entrées multiples (finançant plusieurs pays). Rien ne m’indiquait entre autres si ces aides se destinaient à des pays francophones. Le découpage régional adopté par les GRR ajoutait d’ailleurs une difficulté supplémentaire aux régions que j’ai choisies. En tout état de cause, l’omission de ces fonds explique le décalage entre mes résultats et ceux de GPP.

Par exemple, sur la période 2015-2016, je calcule US$391 486 442 de financements MSG globaux (sans les projets internationaux) alors que nous devrions atteindre les US$451 265 967. En incluant les US$72 770 568 d’investissements internationaux nous arriverions sur les 524 millions de dollars dont GPP parle. Nous devons donc retenir une perte de valeur équivalant à US$56 093 422 pour la période 2013-2014 et de US$59 779 525 pour 2015-2016.

Dans mes précédentes études sur les fonds francophones, j’ai commis une erreur. Je n’avais pas remarqué les entrées multiples et j’avais comparé la somme des enveloppes perçues par les pays francophones sur la somme globale, soit 1,7%. Il aurait fallu mettre 2,6%.

La terminologie mobilisée

Par « francophonie » il faut entendre les pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie plus l’Algérie. Cela correspond à 52 pays. Les collectivités locales telles que le Nouveau Brunswick et la Wallonie ont été réduites à leur pays respectif. Par répartition, la Francophonie est subdivisée avec trente pays en Afrique, quatre en Amérique, cinq en Asie, douze en Europe et un en Océanie. Pour information, la population de la francophonie est estimée à 791 421 315 d’êtres humains.

Dans cet article j’utilise le mot “anglophonie” dans une acception particulière. Je souhaite ici mentionner les organisations (associations, fondations, entreprises, etc.) ou les pays qui utilisent la langue anglaise dans leurs échanges internationaux.

J’utilise autant que faire se peut le concept de minorités sexuelles et de genre (MSG). La raison est double. D’une part, il s’agit de laisser libre le lecteu* de s’imaginer s’iel appartient à une minorité sexuelle et de genre et de se définir le cas échéant sans subir l’impérialisme de la terminologie occidentale (LGBT, LGBTQI, OSIG, OSIEGCS). D’autre part, je cherche à souligner par le concept de MSG une position de dominée en société où la majorité considère les enjeux des minorités comme mineurs parce que minoritaires.

Je préfère également le terme de minorités sexuelles et de genre à celui d’orientation sexuelle, d’identité et d’expression de genre et de caractéristiques sexuelles car ces derniers me donnent la sensation de réduire des rapports sociaux à des aspects organiques, mécaniques ou biologiques. Par minorités, j’entends la multiplicité de et dans nos groupes sociaux. Nos différences ont généré des contre-cultures et subcultures, des relations sociales, amicales et familiales différentes du fétichisme de la majorité ou de celui homonormatif.

Toutefois, je suis bien obligé de reprendre les catégories sexuelles proposées par le Global Philanthropy Project tels que « gays » ou « rapports entre femmes », etc. Il n’existe pas de terme universel à l’heure actuel. Gays n’est pas un terme universel, on parle de « makomé » en Haïti, et « rapports entre femmes » non plus si l’on considère les thèses de Monique Wittig.

Enfin, j’utilise un langage laissant libre court à son imagination. Les “ * ” m’évitent d’imposer un genre masculin et les pronoms “iel.s” me permettent d’inclure la diversité des caractéristiques sexuelles et de genre.

Des enjeux de minorités minorés

Les enjeux minoritaires sont minorés, du moins ici financièrement. GPP notait qu’entre 2013 et 2014, les organisations publiques et privés ainsi que les dons de particuliers s’élevaient à 424 millions de dollars. Entre 2015 et 2016, les financements MSG ont atteint 524 millions de dollars.

Cette augmentation a bénéficié au continent africain avec 10 millions de dollars en plus. Toutefois, rien de très comparable au plus 60 millions de dollars supplémentaires circulant aux États-Unis d’Amérique et au Canada. Entre 2013 et 2014, ces deux pays représentaient déjà 51% des financements MSG totaux. Ils passent à 55% pour la période 2015-2016.

A rendering depicts the view of the new complex from 53rd Street.CreditDiller Scofidio + Renfro
A rendering depicts the view of the new complex from 53rd Street.CreditDiller Scofidio + Renfro

Pour se donner un ordre d’idée de l’insignifiance des financements MSG, 424 millions de dollars correspond à la moitié des coûts que des investisseurs savent donner à la rénovation d’un des bâtiments du Moma (je reprends la comparaison que GPP nous avait proposé en 2016 lors de la Conférence internationale de l’ILGA), soit 858 millions.

Les sources de financements MSG

Les ressources étudiées par le Global Philanthropy Project proviennent principalement des gouvernements et agences multilatérales que nous appellerons organisations publiques. Elles viennent aussi d’organisations privées telles que les fondations privées, les fondations d’entreprises et enfin de dons particuliers.

GPP notait déjà dans son rapport de 2016 que les organisations privées et publiques s’engagaient très peu auprès des MSG. Sur US$100 de fondations privées investis, seuls 13 centimes finançaient nos groupes sociaux. Du côté public, sur US$100 d’aide au développement, 4 centimes agissaient vers ces minorités. En 2015-2016, on passe à 17 centimes pour les fondations et aucune évolution dans le secteur public.

Malgré le faible investissement des organisations publiques, la majorité des fonds proviennent d’elles, à hauteur de 67% entre 2013 et 2014 et 72% dans le dernier rapport (hors États-Unis). Avec ses 4% toute période confondue, les sociétés lucratives (fondations d’entreprises ou non) représentent les entités les moins généreuses dans l’engagement global envers les MSG. Les fondations privées (hors entreprises) représentent entre 17 et 24% des fonds totaux.

Notons que les plus grands donateurs comme les plus grands récipiendaires des financements MSG sont anglophones. La majorité des fonds soutiennent largement des programmes et frais opérationnels. En revanche les programmes de formation (appelées « capacity building ») sont sous financés. Ils représentent entre 2 et 5% des fonds totaux. Soulignons également que GPP ne répertorie aucun financement artistique et culturel.

Sur le plan des enjeux subventionnés, l’égalité par les droits arrivent largement en tête, entre 49 et 57% (2013-2014 et 2015-2016 respectivement). En seconde position se place les enjeux de santé, 22% des fonds, toute période confondue. L’éducation arrive en dernier point avec moins de 1% de financements MSG. Ces données ne prennent pas en compte les États-Unis.

Des financements MSG non spécifiques

Parmi tous les financements existants, certains sont dits spécifiques. Ceux-ci finance un projet pour un groupe social donné, par exemple les personnes intersexes. Selon les rapports GPP, 82% des aides ont été non spécifiques entre 2013-2014 et 75% pour la seconde période. Un tel pourcentage de fonds non spécifiques nous empêche fortement de savoir s’ils rencontrent les besoins de toutes nos minorités.

Le financement des projets intersexes s’élève à moins de 1% des fonds totaux. Selon GATE, 49% des groupes interrogés dans le monde fonctionnaient annuellement avec moins de US$5 000. 76,5% de ces groupes s’organisent avec moins de US$10 000. Un groupe sur cinq ne reçoit aucun fonds. Six sur dix déclarent ne jamais savoir quand un bailleur finance leur cause. Enfin, la moitié des interrogés s’entendent dirent par les bailleurs qu’iels ne se classent dans le répertoire des populations clefs.

Les fonds transgenres spécifiques représentent 11% des fonds globaux. Selon GATE, la moitié des associations fonctionnent avec moins de US$10 000. Les trois quarts avec moins de US$50 000. 36,1% des bailleurs ne veulent pas financer spécifiquement des groupes trans. Ils veulent également des groupes mieux outillés alors que les fonds dédiés au « capacity building » ne dépasse pas les 5%.

Du côté de l’orientation sexuelle, la sexualité entre hommes est plus soutenue que celles entre femmes. On passe de 10% à 12% des financements totaux pour les hommes, soit US$21 052 021 et US$29 567 679. De 5% on passe à 3% de l’enveloppe global du côté des femmes, soit US$9 533 845 et US$7 270 199. Comme les travaux de Clotilde Genon, Cécile Chartrain et Coraline Delebarre (2009) le montrent, les minorités sexuelles féminines connaissent des besoins spécifiques. En France, les LIG, Lesbiennes d’intérêt général, ont d’ailleurs été créées pour pallier ce sous financement. Sur le plan de la bisexualité, les engagements sont passés de US$136 687 à US$2 000.

La précarité MSG francophones

Pour comparer le niveau global de financement avec la francophonie nous prendrons seulement les financements MSG reçus par pays. On dénombre un total de 313 millions de dollars d’investissement pour le premier GRR et 391,5 millions sur la deuxième période. Sur ces résultats, les pays francophones ne reçoivent que 8,4 millions de dollars et 7,5 entre 2013-2014 et 2015-2016 respectivement. Cela revient en moyenne à 2,3% des fonds totaux répertoriés par GPP.

Fonds alloués aux pays

L’évolution des financements MSG dans la francophonie

Des 52 États de la francophonie, le Canada est le seul où circule le plus de financements avec un peu plus d’un million de dollars en moyenne sur quatre ans. Seuls quatre pays dépassent la barre des US$500 000 (Vietnam, Liban, Haïti et Albanie). Dix-sept reçoivent entre US$100 000 et US$500 000. 20 pays n’ont jamais eu accès aux fonds. L’Afrique est le continent le plus affecté. Plus d’un pays sur deux sur ce continent n’a jamais reçu de fonds.

La répartition par continent est relativement proportionnelle, autour de 25%, alors que le nombre de pays par continent est très différents. Comparaison exprimée hors Océanie, puisque le Vanuatu ne reçoit aucun fonds. L’Asie perd 1 million de dollars. L’Amérique, grâce à des fonds importants en Haïti capitalise plus de 2 millions. Toutefois la Dominique continue de ne rien recevoir. En Europe, on constate une baisse de l’engagement alors que 10 des 12 pays de l’OIF ne dépasse les 50% de l’indice du Rainbow Map.

Fonds francophones par continent

L’augmentation la plus importante se passe sur le continent africain, avec US$684 203 en plus. Cette avancée ne bénéficie cependant qu’aux pays récipiendaires de 2013-2014. Seuls Maurice et Madagascar sont les nouveaux bénéficiaires.  Par ailleurs, dans aucun État africain on ne dépasse la barre des US$500 000. Des pays aux conditions extrêmes, comme la Mauritanie, ne reçoivent aucune somme.

Sauvez une saison de ski vaut autant que des vies LGBTQI dans la francophonie
Sauvez une saison de ski vaut autant que des vies LGBTQI dans la francophonie

Globalement, rien n’a changé en 4 ans. La francophonie a toujours reçu a peu près les mêmes fonds, soit environ 4 millions de dollar par an. Cela représente 2,3% des financements globaux entre 2013 et 2016. Pour se donner un ordre d’idée, 8 millions d’euros équivalait en 2016 à un plan d’investissement de canons à neige de trois départements en France pour assurer une saison de ski. 4 millions de dollars représente le plan d’investissement forestier de 2017 pour l’agriculture de noix de cajou au Burkina Faso.

Esquisse macro-structurelle de la précarité francophone

La précarité de la francophonie est à la fois due au sous-investissement des fonds privés et des financements publics. Pour rappel, 17 centimes sur US$100 du privé sont réservés aux MSG, et 4 centimes tous les US$100 d’APD. Nous savons historiquement que les violences et discriminations dans le Sud Global sont liées en partie par les effets de la colonisation. Pourtant, la France et la Belgique ne font pas partie des dix premiers investisseurs.

Les plus grands donateurs publics sont les Pays-Bas, la Suède, l’Allemagne, les États-Unis, le Danemark, la Norvège et la Finlande. Contrairement à la France, la majorité d’entre eux ne jouissent pas des services diplomatiques les plus implantés dans la francophonie. Rappelons que la France dispose du troisième réseau d’ambassades au monde, derrière les États-Unis et la Chine, suivi du Royaume-Uni et l’Allemagne.

Des vingt plus grands donateurs privés, un seul vient d’un pays francophone, Oak Foundation. Toutefois, cette fondation ne publie son site Internet qu’en anglais. Les autres bailleurs viennent des États-Unis, du Royaume-Uni, du royaume des Pays-Bas, de l’Allemagne et de la Norvège. La plupart d’entre eux ne communique qu’en anglais. Ils se disent souvent global ou Sud global alors que nous voyons que la francophonie est sous investie.

La plupart des fonds servent presque exclusivement à financer des programmes et des frais opérationnels. Moins de 5% de l’enveloppe globale soutient des formations (capacity building). Pourtant les associations aimeraient acquérir de nombreuses compétences et connaissances pour organiser leurs actions. Le rapport de COC Netherlands sur l’Afrique de l’Ouest apporte d’ailleurs des informations à ce sujet.

Conclusion

Les causes sexuelles et de genre connaissent un non engagement financier très net de la part des organisations publiques et privées. Nous ne pouvons même pas parler de désengagement étant donné les sommes ridicules qui nous sont octroyées. L’investissement global est de 237 millions de dollars en moyenne par an. Les financements publics comme privés sont insuffisants ; de l’ordre de 15 centimes sur US$100 pour le soutien philanthropique et de 4 centimes sur US$100 de l’aide publique au développement. Les entreprises participent le moins à la cause.

La francophonie est particulièrement touchée. Elle ne reçoit que 2,3% des aides totales, soit en moyenne 4 millions de dollars par an pour 52 pays. Selon le Global Philanthropy Project, aucun des dix plus importants investisseurs publics ne sont francophones. Un seul l’est parmi les vingt plus grands philanthropes. Presque la moitié des pays de la Francophonie n’ont jamais reçu de fonds et les continents africain et océanien demeurent les plus affectés.

Les deux rapports de GPP nous montrent également que les fonds MSG sont majoritairement non spécifiques. Certains groupes, notamment les femmes et les intersexes rencontrent des difficultés à financer leurs projets. Notons que les financements pour des actions sur la sexualité entre hommes ont augmenté, passant de 10 à 12%, alors que ceux pour les femmes ont diminué, passant de 5 à 3%. Plus grave, les financements des projets intersexes sont pratiquement inexistants, moins de 1%. Ceux trans s’élèvent à 11%.

Enfin, avec des financements majoritairement conditionnés sur des programmes et frais opérationnels, les associations francophones à la demande de compétences et de connaissances (“renforcement de capacités”) ne disposent pas d’outils financiers adaptés. Aussi, nous remarquons qu’aucun fonds existant n’offre d’appels à projets culturels et artistiques.

Publié par

Michaël Cousin

Work with a profound interest in freedom issues. As one of my mentors told me: the world will be far more better when people will consider how multiple forms of power push us. For that reason, I am working on human rights.

Une réflexion sur « Précarité des financements MSG et francophonie »

  1. Je trouve que cet article sur la « Précarité des financements MSG et francophonie » retrace clairement la situation des organisations de la société civile francophone. Il est édifiant et met en exergue des points importants.
    Comme tu le dis dans ton article, Michael, je trouve que les fonds alloués aux organisations intersexuelles sont assez insignifiants ; c’est le constat que je retire moi aussi de mes propres analyses. Pareillement les organisations transgenres reçoivent très peu de financement des bailleurs. Le plus déplorable dans tout ça c’est que quand un nouveau fond d’aide international est créé pour combler ces gaps, 2 ans après, on ne voit aucun changement. C’est le cas de l’ITF. Depuis 2 ans que ce fond a été créé, sur les 300 groupes éligibles demandant un financement, 32 seulement ont été financé et la majorité vont dans les groupes trans d’expression anglaise. On se demande ou on va et la situation devient de plus en plus alarmante
    Ce constat vient en effet confirmer le point que tu évoquais sur la précarité MSG francophones. Le niveau global de financement alloué aux pays non francophones est plus élevé que les fonds alloués au francophone.
    Je pense que des discussions, des réflexions doivent être initiés dans le réseau francophone des leaders LBTI afin d’adresser ces questions.

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